Un lundi presque comme un autre-Partie1-

Comme tous les lundis matins, Nelly a pris sa voiture et est partie travailler. Ce premier jour de semaine ressemble à tous les autres premiers jours de semaine: c’est le jour où Nelly est en déplacement et parcourt beaucoup de kilomètres sur des routes qu’elle commence à bien connaitre. Trop peut-être.

La force de l’habitude ajoutée à une certaine fatigue fait que Nelly n’est pas très attentive à ce qui se passe autour d’elle. La voiture qui arrive face à elle et le coup de klaxon de son conducteur l’extirpent de sa torpeur. Elle est sur une route étroite et il est impératif qu’elle reprenne sa place sur le côté droit de la chaussée pour éviter, puis croiser, la voiture qui lui fait face.

Après l’avoir croisée sans heurt, Nelly est revenue à la réalité. Mais elle ne reconnait pas le paysage qui l’entoure et  qu’elle est censée connaitre. Elle se dit qu’étant donné l’état de torpeur dans lequel elle était , elle s’est probablement  trompée de route. Elle hésite entre faire demi-tour sur cette route étroite, ce qui l’inquiète car elle a eu son lot de frayeur pour ce jour, ou continuer. Elle décide de continuer quelque peu. Elle trouvera au mieux un renforcement qui lui permettra de faire demi-tour ou, au minimum, un panneau indicateur, une borne kilométrique qui lui permettront de savoir où elle est. Elle prendra à ce moment là une décision adaptée pour se remettre sur la bonne direction.

Elle continue à rouler ainsi pendant une dizaine de kilomètres. Elle arrive alors dans un village tout juste plus grand qu’un hameau. Mais ce devrait être suffisant pour rencontrer quelqu’un qui pourrait la renseigner. Elle gare sa voiture près de la place et en descend. A  l’ombre d’un tilleul sur cette place, elle aperçoit un bar. Nelly s’y dirige aussitôt. Celui- ci paraît vide…Elle appelle un éventuel serveur ou un patron. Pas de réponse. Elle décide alors de s’attabler; dans l’attente de quelqu’un qu’elle suppose ne pas être très loin, elle va se poser un moment.

Le temps passe, toujours personne en vue. Nelly a soif. Entrée à  nouveau à l’intérieur du bar et n’ayant pas obtenu de réponse à ses nouveaux appels, elle décide de se servir; juste un verre d’eau. Le patron comprendra.

Après quelques minutes, l’absence « d’êtres vivants » commence à interpeller Nelly. Elle se dit que raisonnablement elle devrait partir. Mais la curiosité la pousse à rester d’autant plus que, malgré tout,  l’atmosphère n’est pas inquiétante et est même apaisante. Poussée par elle ne sait quelle énergie, elle décide de partir à la découverte de ce « village-hameau ».

A SUIVRE

hameau

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